Le prix du pétrole aura des conséquences sur la fréquence des vols des compagnies aériennes à l’avenir

La flambée du prix du baril de pétrole a deux conséquences pour les compagnies aériennes. Certaines décident d’augmenter leur surcharge carburant, d’autres de réduire leur voilure, soit en fermant des liaisons, soit en réduisant des fréquences pour rentabiliser le taux d’occupation des appareils. Conséquences pour le consommateur : des prix qui augmentent et moins de liaisons aériennes cet hiver.

Air France, pour sa part, a joué les deux cartes. La compagnie nationale française a procédé à sa cinquième hausse de surcharge carburant de l’année le 8 juillet dernier. Dorénavant, les voyageurs doivent compter dans le prix du billet aller-retour 42 euros pour les vols domestiques, 70 euros pour les moyen-courriers et entre 242 et 270 euros pour les long-courriers.

Force est de constater que ces hausses successives depuis le début de l’année ne permettent pas à Air France de pallier le renchérissement du kérosène. Le transporteur a donc décidé d’adapter son offre cet hiver. Cela devrait se traduire par des fermetures de lignes dont le détail ne sera connu qu’à la rentrée.

Air France n’est pas la seule à chercher des solutions à la crise du pétrole. Toutes les grandes compagnies aériennes en sont réduites à augmenter leur taxe carburant à l’image de Lufthansa, le 15 juillet dernier, ou encore British Airways, au début du mois de juin.

Parallélement, d’autres entreprises sont contraintes à réduire leurs capacités aériennes de manière à optimiser l’occupation des appareils. Continental Airlines va réduire son offre de 11% d’ici à 2009, American Airlines de 12% tandis que United Airlines va supprimer 80 avions d’ici la fin de l’année.

En Europe, SAS a déjà réduit sa flotte de 5%, soit 11 appareils en moins et Iberia a également cloué aux sols 11 appareils de type "McDonnel", consommant trop de carburant. British Airways ne peut pas uniquement compter sur l’augmentation de la surcharge carburant. La compagnie britannique entend réduire ses capacités de 3 à 5% cet hiver.

Du côté de l’Asie, Thaï Airways a fermé ses vols directs entre Bangkok et New York depuis le 1er juillet et a réduit ses vols vers Los Angeles de sept à cinq rotations. Qantas, pour sa part, a fait baisser sa flotte de 5%.

Les low-cost ne sont pas épargnées. Alors que Ryanair s’est jusqu’ici toujours interdit d’augmenter sa surcharge carburant, la compagnie à bas coût irlandaise se trouve contrainte de fermer des bases cet hiver et de supprimer des liaisons.

Elle a annoncé la semaine dernière qu’une partie de sa flotte resterait au sol cet hiver, soit environ 10% de sa capacité. Les voyageurs français assisteront ainsi, entre autres, à la suppression de la ligne Beauvais-Valence. Germanwings suit le même chemin et dès le 1er novembre, quatre appareils seront immobilisés.

L’IATA (Association internationale du transport aérien) indiquait au début du mois de juillet que 25 compagnies aériennes avaient cessé leurs activités depuis le début de l’année suite à la flambée des cours du pétrole. Selon elle, si le cours du pétrole se maintient à ce niveau, d’autres compagnies aériennes pourraient rapidement être dans le rouge et contraintes de déposer le bilan.

 

Source : Relaxnews

Partagez cet article :
  • Digg
  • BlogMemes Fr
  • Blogosphere News
  • Facebook
  • Google
  • LinkedIn
  • Linkter
  • Live
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR
  • YahooMyWeb
  • Yigg
  • del.icio.us
  • Scoopeo

Boutique

Dans cette catégorie


Tags : , , ,


Blog Roll